Sénéchal Antoine

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Antoine Sénéchal est auteur, professeur de cuisine, greffé du cœur et militant engagé pour la promotion du don d'organes.

Né avec une prédisposition génétique à une maladie cardiaque héréditaire, il grandit sous surveillance médicale. En 2018, à l'âge de 17 ans, sa vie bascule lorsqu'il est diagnostiqué d'une cardiomyopathie hypertrophique sarcomérique, une maladie grave du muscle cardiaque. Après une période d'attente éprouvante, il bénéficie d'une greffe cardiaque à la veille de ses 18 ans, une intervention qui lui offre une seconde chance de vivre.

Cette expérience bouleversante transforme profondément sa vision de la vie. Conscient de la fragilité de l'existence, Antoine Sénéchal s'engage activement dans la sensibilisation au don d'organes. Il devient représentant de Cardiogreffes dans le Pas-de-Calais et président de l'ADOT 59 dans le Nord, multipliant les actions d'information auprès du grand public, des établissements scolaires et des associations.

Aujourd'hui, il poursuit ses actions de sensibilisation tout en développant de nouveaux projets d'écriture destinés à accompagner et informer les personnes greffées et leurs proches.

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La Vie n'est pas un jeu

En 2018, la vie de l’auteur bascule : le diagnostic est sans appel, il souffre de cardiomyopathie hypertrophique sarcomérique, une maladie héréditaire caractérisée par un épaississement anormal du muscle cardiaque. Commence alors une attente interminable puis l’espoir d’une greffe cardiaque.

Antoine Sénéchal revient sur son parcours avec sincérité et émotion, entre angoisses, miracles médicaux et rencontres bouleversantes. À travers son récit, il nous guide dans l’univers méconnu des patients en attente de greffe et leur quotidien rythmé par l’incertitude et la crainte de disparaître. Au-delà des faits, ce livre est un hymne à la résilience et à la gratitude envers ces donneurs anonymes qui, par leur ultime geste, transforment le destin d’un autre.

Antoine Sénéchal met en lumière son parcours de greffé cardiaque, abordant avec sincérité la force de la résilience et l’importance du don d’organes. ​ Un récit qui invite à réfléchir sur la vie et la solidarité.

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Don d’organes : « Que les gens en parlent à leurs proches ! »

21 Juin 2026Logo gris vdn Pour le président de l’Association pour le don d’organes et de tissus humains (Adot 59), Antoine Sénéchal, la communication est essentielle pour éviter la fausse information.

« Ils pensent qu’il faut encore une carte ». C’est la réponse que Jean-Marie Lamps fait lorsqu’il veut montrer le manque d’information du public sur le don d’organes. « La loi nous désigne comme censé être donneur sous réserve qu’il n’y ait pas d’opposition de la famille, poursuit-il. Quand quelqu’un décède, on prélève tout ce qu’on peut prélever. »

Dans la Calaisis, des communes (Muncq-Nieurlet, Marck, Calais, Audruicq…) se mobilisent pour promouvoir la démarche en devenant Ville ambassadrice du don d’organes. Elles s’engagent donc à organiser des événements pour sensibiliser leur population. C’est le sens du concert que l’harmonie d’Audruicq donne avec le chœur du Brédenarde, ce dimanche 21 juin, et dont les dons seront reversés à l’association TransHépate Hauts-de-France qui aide les greffés du foie.

 

« L’information n’est jamais suffisante, constate Antoine Sénéchal, président de l’Adot 59. Beaucoup de personnes pensent qu’il y a un âge limite pour donner, d’autres pensent qu’ils ne peuvent pas donner car ils ont un problème sur leurs organes. Des personnes confondent également don d’organe et don du corps à la science… » Dans le cas du don d’organes, le corps est rendu à la famille 24 heures maximum après le décès.

Pénurie de greffons : 966 personnes décédées en 2025

« Que les gens en parlent à leurs proches ! » Tel est le message que souhaite faire passer Antoine Sénéchal. « Ce n’est pas parce qu’on n’est pas inscrit sur le registre(1) qu’on veut donner ses organes », poursuit celui qui aimerait voir le ruban vert atteindre la même notoriété que le ruban rose, symbole de la lutte contre le cancer du sein.

La pénurie de greffons est conséquente. Le site greffeplus.fr la chiffrait, au niveau national, à 26 852 pour 2025. 33 294 personnes étaient en attente d’un greffon. 966 personnes sont décédées, faute de greffe.

Après sa greffe du cœur et la mort de son père, Antoine Sénéchal publie un livre, « La Vie n’est pas un jeu »

Logo gris vdn 22 Juin 2025 Ce dimanche sera le jour national de réflexion sur le don d’organes. Vous ne savez pas quoi en penser ? Le jeune auteur, natif de Tincques, livre dans son autobiographie des clefs de compréhension pour sensibiliser à la question.

« Je savais que j’écrirais un jour. » Le temps file : Antoine Sénéchal a commencé à noircir des feuilles il y a sept ans, en 2018, juste après avoir reçu sa greffe de cœur. Celui qui s’est fait opérer à la veille de ses 18 ans, et en a aujourd’hui 24 ans, souffrait d’une cardiomyopathie hypertrophique. De la même manière qu’il s’est intensément mobilisé en faveur du don d’organes depuis – il est représentant de Cardiogreffes dans le Pas-de-Calais, et président d’ADOT 59 dans le Nord –, il nourrissait le projet de publier un ouvrage autobiographique. Le décès de son père, en septembre dernier, « a précipité les choses ». Le livre a été achevé en février, et publié aux éditions du Panthéon.

« La vie ne tient qu’à un fil. » Il n’est pas bien vieux, Antoine Sénéchal, mais il a déjà traversé son lot d’épreuves et en a retiré une certaine sagesse. Dans La Vie n’est pas un jeu, l’auteur revient sur son parcours personnel, ponctué par une scolarité difficile en raison de sa dyslexie – qui ne l’a pas empêchée de devenir prof de cuisine –, la maladie et la greffe, le suicide de son père aussi. « Ça m’amène à parler de la bipolarité, une maladie complexe. Je veux ouvrir les débats sur des sujets tabous » et rappeler à tous qu’« il faut profiter de la vie ».

Antoine Sénéchal s'explique

 

« Si demain je fais un rejet… » Rédiger ses mémoires à 24 ans, c’est jeune, mais l’auteur ne sait pas de quoi son avenir serait fait. « La vie ne tient qu’à un fil, rappelle-t-il encore, peut-être plus encore celle des greffés. » Les risques de rejet se sont estompés mais n’ont pas disparu, et « on est plus susceptible de développer un cancer, notamment du greffon ». Son cœur non plus n’est pas éternel. « Il y a des chances pour que je doive me refaire greffer un jour. »

« Donner de mon temps permet de remercier la famille du donneur. » À tant en faire, Antoine Sénéchal est devenue une figure emblématique du don d’organes. « Ça montre que ce que je fais ne sert pas à rien », se réjouit-il. Son livre en est une nouvelle illustration, dont il espère que le témoignage sera étudié en cours. Un autre ouvrage pourrait suivre, plus pratique et dédié aux greffés, pour aborder la santé (alimentation et recettes, médicaments…) et « permettre de revivre normalement ». Où s’arrêtera-t-il ? Sans doute ne le sait-il pas lui-même. « Au départ, le livre devait être un aboutissement mais je n’arriverai pas à m’arrêter complètement. Je serais peut-être moins mobilisé s’il y avait plus de donneurs. » Dans les Hauts-de-France, le taux de refus atteint des sommets, à 45 %. Ce dimanche 22 juin est la journée nationale de réflexion sur le don d’organes.

« La Vie n’est pas un jeu », 112 pages, 13,90€. En vente en ligne.

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