Cachart Sabine

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Sabine Cachart est une autrice-illustratrice des Hauts-de-France qui avance depuis toujours entre réalité et imaginaire, un pied dans le monde, l’autre dans les histoires. Formée aux Lettres modernes et à l’illustration, elle a fait des mots et des images les deux ailes de son univers créatif. Autrice jeunesse, romancière et créatrice de personnages hauts en couleur, elle peuple ses livres de détectives en trottinette, de loups récalcitrants, de créatures fantasques et de héros attachants. À travers l’humour, l’aventure et la fantaisie, elle aborde avec délicatesse la différence, la confiance en soi, la mémoire et la transmission. Profondément attachée à sa région natale, elle fait également vivre l’histoire du bassin minier dans plusieurs de ses ouvrages. Des albums jeunesse aux romans policiers ou fantastiques pour adultes, son œuvre explore avec la même curiosité les lumières et les mystères de l’existence. Depuis plus de vingt ans, elle partage ses histoires avec passion au fil des salons, des écoles et des rencontres, où naissent souvent de nouveaux rêves de papier.

Bibliographie synthétique

Ouvrages en commande sur le site de l'auteure 

Site de l'auteure

Aristide

Aristide grandit en écoutant les récits de son père mineur et rêve de devenir galibot comme les hommes de sa famille.
Un soir d’orage, après une chute à vélo, il découvre une étrange pierre qu’il garde précieusement. Peu après, il apprend avec bonheur qu’il va enfin descendre au fond de la mine.
Dans les entrailles de la terre, il fera des découvertes inattendues qui changeront son regard sur ce monde souterrain.

Corentin

Corentin, devenu aveugle après un grave accident, entend la voix de son oncle disparu qui lui révèle un secret menaçant son village.
Dans le Royaume des Ombres, il retrouve la vue et reçoit des pouvoirs extraordinaires. Avec son amie Joséphine, il mène l’enquête sur un mystérieux trafic.
Ensemble, ils tentent de sauver leur village d’une ancienne malédiction.

Crocrotte en chocolat

A quelques jours de Pâques, Crocrotte, petite poule en chocolat, est désespérée. Tous ses œufs sont blancs.... Aidée de tous ses amis de la ferme, trouvera t elle le moyen d avoir de jolis petits œufs décorés ? Le mystère reste entier à la ferme chocolatée.

« Aristide et le repaire de l’araignée »dans les entrailles de la terre

Vdn 27 09 2022

« Lorsque j’ai perdu ma maman il y a six ans, j’ai découvert une boîte avec des photos de mes grands-parents », explique Sabine Cachart. À l’intérieur un tas de clichés retraçant la vie dans la commune minière de Vendin-le-Vieil où ont vécu son grand-père, maréchal-ferrant, et sa grand-mère qui tenait le café près de la forge. De quoi alimenter l’imagination déjà très fertile de cette mère de famille de 50 ans qui, depuis 2008, enchaîne les publications de livres jeunesse.

« Aristide et le repaire de l’araignée est le quinzième », sourit-elle. Un ouvrage de 96 pagesillustré par Anbleizdu et qui, depuis sa parution le 17 août a déjà conquis un large public. La preuve, en un mois de temps, les quelque 200 exemplaires distribués par le centre historique minier de Lewarde sont tous partis et une nouvelle commande a été passée. Il faut dire que le roman de Sabine Cachart ne se présente pas comme un témoignage historique mais comme une fiction dans laquelle l’univers de la mine sert de décor.

« Ça m’a permis de replonger dans mes souvenirs d’enfance : la cuisinière à charbon, les toilettes à l’extérieur... »

« Ça m’a permis de replonger dans mes souvenirs d’enfance : la cuisinière à charbon, les toilettes à l’extérieur, les boutiques du Vendin de l’époque… Des détails qui témoignent de la vie d’avant et qui me permettent de brosser les paysages de ce récit dans lequel j’ai mis une dose de fantastique. »

Au cours du récit – accessible aux jeunes lecteurs à partir de 10 ans  –, le galibot tombe sur une pierre magique qui l’accompagnera lors de sa première descente au fond de la fosse 13 de Sallaumines. Le début d’aventures qui n’appellent qu’à se poursuivre.

Un deuxième tome en préparation

« Je suis déjà en train d’écrire la suite », sourit Sabine Cachart, en ouvrant un carnet dont les premières pages sont noircies. « Je l’emmène partout et dès que j’ai de l’inspiration, j’écris. Surtout la nuit. » Un rituel que la Loisonnaise qui, après des études de lettres modernes, a travaillé pendant dix-sept ans dans l’Éducation nationale avant de devenir magnétiseur, a adopté dès le début. « J’essaie d’inventer les histoires que j’aurais aimé qu’on me raconte. Et quand je vois un bout de chou avec des étoiles dans les yeux en lisant un de mes livres, ça vaut tout l’or du monde ! »

Si Vendin le vieil m’était conté… ».

Vdn 28 04 2024

« C’était un projet personnel au tout départ, puisque je voulais faire le point sur mes origines et retracer mon lignage pour mes enfants », pose Sabine Cachart, devenue Loisonnaise mais restée Vendinoise de cœur. Le Covid et les confinements ont été propices à des recherches de longue traîne…

Et puis, de fil en aiguille, à la manière d’une enquête policière, cette férue de généalogie s’est prise au jeu. Elle a envoyé des dizaines de mails et scruté les réseaux sociaux comme autant de bouteilles à la mer lancées sur les rivages des mémoires, locales ou plus lointaines. Une partie des archives vendinoise ayant disparu il y a quelques années à la suite d’un dégât des eaux, il a fallu aller chercher ailleurs.

« Un vrai engouement »

« J’ai contacté le Diocèse, puis les archives départementales, et j’ai pu collecter pas mal d’informations. J’ai aussi lancé des appels par mails et des gens de Vendin mais aussi du sud de la France qui ont grandi à Vendin et y sont restés attachés, m’ont fourni des renseignements. Il y a eu un vrai engouement des gens et ça m’a donné envie de poursuivre… »

Philippe Duriez, président du Carnet vert, une association vendinoise qui aime l’histoire et fait de la figuration pour le cinéma et la télévision, lui a été d’une aide précieuse également.

C’est assez émouvant pour moi car en plus, j’ai le sentiment de revivre les époques que je traite à chaque fois. » Sabine Cachart, Auteure

Elle a démarré par des recherches autour de Jean-Louis Laly (1902-1967), son grand-père maréchal-ferrant. Pompier, résistant… une figure locale. Mais on croise une foule de personnages : des sportifs comme des politiques (la liste des maires y est !) et notamment Gérard Derouck (1942-1997), Vendinois et joueur du RC Lens de 1964 à 1973, « qui a joué 47 matchs en Ligue 1 et a participé à quatre saisons ».

La somme de documents (photographies, coupures de presse, archives…) atteint aujourd’hui les 300 pages. Impressionnant ! « C’est assez émouvant pour moi car en plus, j’ai le sentiment de revivre les époques que je traite à chaque fois. » Où l’on (re)découvre l’existence passée d’un tissage mécanique de toile d’une grande importance, d’un moulin à vapeur pour la farine, d’une brasserie, entre autres…

Un comble pour celle qui dit n’avoir aucun goût pour l’histoire, a fortiori l’histoire locale : « J’aime Vendin, j’ai grandi là, c’est là que sont mes souvenirs. »

L’hôtel de ville de Vendin-le-Vieil en 1911. PHOTO DR

L’hôtel de ville de Vendin-le-Vieil en 1911. PHOTO DR

Un éditeur sera-t-il intéressé par ce travail ? Sabine Cachart n’en sait rien. Vendin est une petite commune et rien n’est moins sûr… Elle aimerait déjà que l’ouvrage soit publié « avec une couverture cartonnée, ça serait mieux quand même ! » Mais en tout état de cause, « je serai contente de laisser une trace pour mes enfants ». Sans même parler de l’émotion qui est la sienne à mesure que ces histoires s’égrènent.

Maisons closes et « rouges coutiaux… » : morceaux choisis

Les maisons closes. « La première maison close était située en centre-ville, dans l’actuelle rue du Général-Leclercq (…) Elle était tenue par Madame Eugénie, une femme au tempérament bien trempé et à la réputation sulfureuse. Sa demeure, discrètement cachée derrière les murs épais d’un café à la façade bleue, nommé Le Colibri, offrait un refuge à ceux en quête de plaisirs charnels. Les chambres étaient, selon les souvenirs quelque peu éloignés de certains Vendinois, aménagées avec goût, ornées de tentures de velours et de miroirs décorés. (…) Une seconde maison close, installée elle en périphérie de la ville, était tenue par Madame Rose (…). Derrière les rideaux rouges, les gamins qui jouaient au football au stade Schaffner, essayaient de deviner les silhouettes des jeunes femmes lors de leurs passages dans la rue (…) Les deux maisons closes de Vendin-le-Vieil ont fermé leurs portes à la fin des années 70, emportant avec elles les secrets et les souvenirs de ceux qui les avaient fréquentées. »

Les « rouges coutiaux ». Selon Sabine Cachart, une légende raconte « qu’à l’époque des bandes rivales, à Harnes, les bagarreurs se faisaient appeler les claquots d’Harnes parce qu’ils se battaient à coups de poings et à Vendin, ils se battaient avec des couteaux ». D’où ce surnom plutôt dissuasif…

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