Handtschoewercker Simon

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Simon Handtschoewercker, né en 1987 et installé près de Calais, a travaillé comme steward sur la ligne Calais–Douvres. Son licenciement en 2022 lors du plan brutal de P&O Ferries, largement relayé par La Voix du Nord, marque un tournant. De cette vie en mer et de ce choc professionnel naît son premier livre, Calais‑Dover (Éditions Maïa), un récit autobiographique mêlant humour, mélancolie et chronique sociale. Il y raconte les traversées, les collègues, les passagers, les tensions politiques et les solidarités humaines, offrant un témoignage rare sur un métier souvent invisible.

Ancré dans le Nord mais attiré par les horizons du Sud, il nourrit aussi un goût pour les grands espaces, notamment l’Espagne et le désert des Bardenas Reales, où il cherche lumière, silence et respiration.

Son écriture révèle une sensibilité aux destins ordinaires, aux injustices sociales, aux frontières, aux mouvements du monde et à la dignité des métiers de l’ombre. Calais‑Dover constitue à ce jour son œuvre publiée.

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À travers le regard d’un steward français, nous découvrons des anecdotes truculentes, les défis du quotidien maritime et les relations entre collègues aux horizons variés. Entre humour et mélancolie, cette chronique offre un témoignage vivant sur les tensions culturelles, les bouleversements politiques du Brexit et les défis humanitaires liés à la migration. 

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La découverte par Simon Handtschoewercker des Bardenas Reales

Les vidéos de Simon Handtschoewercker dans les Bardenas Reales offrent une immersion rare dans un désert sculpté par le vent, la lumière et le silence. Sa caméra avance avec une lenteur habitée, laissant au paysage le temps de se révéler : crêtes érodées, plateaux lunaires, vallées blanches où chaque ombre devient un événement. Loin des effets spectaculaires, Simon privilégie une esthétique du dépouillement qui transforme le désert en espace intérieur. On y ressent la solitude comme une respiration, la lumière comme une matière vivante, le mouvement comme une invitation à se perdre un instant.

Ces vidéos donnent l’impression de traverser un monde suspendu, où l’on regarde autant qu’on se laisse regarder par le paysage. Elles séduisent par leur poésie discrète, leur rythme apaisé et leur capacité à faire sentir la beauté brute des Bardenas. Une expérience visuelle qui donne envie de s’arrêter, de contempler, et de se laisser absorber.